Programme MiFoBio2016

Le programme de la session 2016 de l’école thématique Mifobio repose sur des modules d’enseignement, comprenant 2 cours en session plénière, puis 2×2 cours organisés sur deux sessions parallèles sur deux thématiques différentes. Pour chaque module sont donnés les noms des orateurs ayant confirmé leur venue.

Les cours ont un contenu pédagogique permettant de remettre en perspective les notions de base et l’évolution des techniques. Les séminaires permettent de mettre en valeur les derniers résultats obtenus dans certains laboratoires. Les ateliers pratiques permettent d’aborder ces notion directement sur les microscopes (imagerie) ou les ordinateurs (analyse d’image).

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FASCICULE

FASCICULE2016.pdf

Liste des Ateliers

mifobio2016-workshops.pdf


Séminaires : 

  • Alberto Diaspro, university of Genovia, Italy
  • Jan Ellenberg, EMBL, Heidelberg, Germany
  • Paul French, Imperial College, Londres, UK
  • Benny Geiger, Weizmann institute of Science, Rehovat, Israel
  • Antoine Triller, École Normale Supérieure, Paris
  • Eric Röttinger, INstitut for research on cancer and aging, Nice
  • Ivo F. Sbalzarini, Center  for Systems Biology, Dresden, Germany
  • Benoit Weil, Mines Paris Tech, Paris

 Organisation de la cellule à l’échelle nanoscopique – microscopies corrélatives :

Coordinateur(s) : Sandrine Lévèque-Fort, Jean-Baptiste Sibarita

Ce module présente l’intérêt des concepts d’imageries dites « super-résolue » (illumination structurée, PALM/STORM, STED, …) et « corrélatives » (fluorescence/microscopie électronique, fluorescence/sonde locale, …) qui permettent l’imagerie structurale et moléculaire du vivant. Ces nouveaux concepts de super-résolution reposent sur les propriétés chimiques et photophysiques de molécules fluorescentes, sur la façon de les exciter, mais aussi sur l’analyse des images obtenues. Les microscopies corrélatives représentent une autre voie pour accéder à l’ultrastructure cellulaire en fusionnant les approches de microscopie optique et électronique. Elle se heurtent encore aux problèmes de repositionnement de l’échantillon et de la conservation de sa structure fine entre les différentes modalités d’imagerie. L’ensemble de ces points seront abordés.

W. Legant, Janelia Research campus, USA
E. Lemke, EMBL, Heidelberg, Allemagne
J.B. Sibarita, Institut interdisciplinaire de Neurosciences, Bordeaux,
A. Fragola, Laboratoire Physique et études des matériaux, ESPCI, Paris.
M. Heilemann, Institute of Physical and Theoretical Chemistry, Francfort, Allemagne
J. Chojnacki, Weatherall Institute of Molecular Medicine , University of Oxford, UK

• Mécanobiologie cellulaire et tissulaire :

Coordinateur(s) : Alexandre Dufour, Martial Balland, Karine Anselme

La cellule est un édifice moléculaire complexe qui est naturellement soumis à des contraintes physiques environnementales et qui doit s’y adapter, répondre à la modification de cet environnement en particulier dans des conditions de stress. Elle est aussi capable d’une grande plasticité mécanique et fonctionnelle, tant au niveau des membranes que de la chromatine. Enfin, les cellules sont aussi capables de s’organiser entre elles et de communiquer dans des tissus ou des organes, atteignant ainsi un très haut niveau de complexité fonctionnelle. Ces ensembles sont alors dotés de propriétés mécaniques originales. Cet aspect biomécanique des cellules et tissus fait l’objet d’études d’intérêt à la fois pour les biologistes et les physiciens, qui contribuent ensemble à en comprendre la dynamique.

A. Roux, Département de biochimie, Genève
K. Wolf, Department of Cell Biology, Radboud University Nijmegen Pays Bas
N. Gauthier, Mechano Biology Institute, Singapour
R. Paterski, Departement de biochimie, Université de Zurich, Suisse
A. Boudaoud, ENS Lyon,
C. Allier/L.Hervé, CEA, Grenoble

• Imagerie en neuroscience de la synapse au cerveau : un enjeu interdisciplinaire :

Coordinateur(s) : Laurent Bourdieu et Lydia Danglot

L’imagerie a largement contribué au progrès des connaissances en neuroscience depuis les 15 dernières années, aussi bien au niveau de la synapse en super-résolution qu’au niveau d’activités cérébrales complexes par imagerie fonctionnelle. Le but de ce module est d’illustrer comment ces progrès ont été rendus possibles par l’implication d’une large communauté interdisciplinaire et comment sont anticipés les prochains défis dans le domaine de l’imagerie en neurosciences.

D. Choquet, Institut des neurosciences, Bordeaux
D. Peterka, Columbia Univ, New York
T. Ryan, Cornell Univ, New York
A. Packer, University College of London, Londres, UK
C. Ventalon, Ecole Normale Supérieure, Paris
G. Debrégeas, Pierre et Marie Curie Univ, Paris.

 Photo manipulation et optogénétique, biosenseurs :

Coordinateur(s) : Mathieu Coppey

L’apparition récente de techniques permettant de contrôler et moduler de façon spatio-temporelle la fonction de certains gènes permet de comprendre différents processus complexes du vivant (neurologie, développement). Ces techniques, qui sont en pleine évolution, nécessitent à la fois des développements technologiques et de nouveaux outils de modélisation.

O. Griesbeck, Institut Max Planck de neurobiologie, Munich
B. Di Ventura, EILSLABS, Université de Heidelberg, Allemagne
H. Mizuno, Département de chimie, KU Louvain
O. Destaing, Institut Albert Bonniot, Grenoble
M. Coppey, Institut Curie, Paris
P. Vincent, IBPS, Paris

• Assemblage et dynamiques moléculaires : expérimentation et modélisation :

Coordinateur(s) : Hugues Berry, Laurent Héliot, Cyril Favard

L’étude des mécanismes cellulaires, de leurs régulations et intégrations, nécessite de mesurer en cellule vivante les dynamiques et interactions moléculaires tant sur la base de molécules individuelles que de réponses moyennes sur des statistiques moléculaires par des méthodes de spectroscopies. Les résultats de ces différentes méthodes sont complémentaires mais difficiles à combiner entre elles. Le dialogue entre expérimentateurs et théoriciens permet de nouvelles avancées dans ce domaine. Cela ouvre la porte à une vision intégrative de ces processus moléculaires élémentaires. Cela permet aussi d’orienter la pratique expérimentale, d’orienter le travail expérimental.

T. Wohland, Université de Singapour
F. Nedelec, EMBL, Heidelberg, Allemagne
M. Digman, Université de Californie, USA
P. Wiseman, McGill university, Montreal, Canada
A. Coulon , Institut Curie, Paris
I. Izeddin, ESPCI, Paris

• Ondes sur le vivant (avec GDR ondes) : Imagerie dans les tissus, le défi des milieux diffusants hétérogènes – optique adaptative

Coordinateur(s) : Sophie Brasselet

Ce module est proposé, comme lors de la session 2014, en collaboration avec le GDR Ondes. Il a pour but d’étendre les techniques d’imagerie du vivant à d’autres modalités que l’optique (ultrasons, etc.), mais aussi d’apporter de nouveaux concepts issus du contrôle spatio-temporel des ondes (imagerie à travers des milieux très diffusants).

P. Beard, UCL, Londres, UK
P. Bon, LP2N – Institut d’Optique, Bordeaux
F. Palombo, Université d’Exeter, UK
E. Papagiakoumou, Université Paris Descartes, Paris
O. Katz, Jerusalem, Israel
O. Couture, Institut Langevin, ESPCI, Paris
• Imagerie multiéchelle et biologie intégrative :

Coordinateur : Serge Monneret

L’imagerie des tissus est un challenge important avec un très grand champ d’applications allant de la biologie du développement aux approches cliniques. Mais les tissus sont par nature des milieux hétérogènes et diffusants pour la lumière. Il est donc nécessaire, à partir des grandes avancées déjà réalisées dans d’autres domaines applicatifs, de développer de nouvelles stratégies en microscopie (optique adaptative, …) et endoscopie. Le développement de nouvelles sondes est aussi un challenge pour l’imagerie non linéaire en tissus. Il s’agit ici de donner un aperçu des problèmes rencontrés lorsqu’on s’intéresse à l’imagerie d’objets biologiques qui évoluent dans le temps, tout en nécessitant l’observation de compartiments cellulaire ou de grands champs avec une résolution sub-cellulaire. L’intérêt des microscopies sans marquage sera abordé ainsi que le suivi de dégénerescence cellulaire, suivi de partenaires cellulaires multiples et l’imagerie en grand nombre de couleurs.

F. Debarbieux, Institut des Neurosciences de la Timone, Marseille
J-Y Tinevez, Institut Pasteur, Paris
F. Louradour , Xlim, Limoges
N. Dostatni, Institut Curie, Paris
R. Galland, Institut des neurosciences, Bordeaux
W. Suppatto, LOB, Ecole Polytechnique, Palaiseau